Interview : Adrien Petit : "C’est à moi de faire mes preuves"
Aujourd’hui nous vous présentons une interview d’ Adrien Petit. Le sprinter de la formation CC Nogent-sur-Oise est présent sur le Tour Alsace jusqu’à dimanche pour préparer son passage en tant que stagiaire chez Cofidis dès la fin du mois d’août. Il compte également sur cette épreuve pour travailler ses jambes en montée. Voici donc notre entretien.
Bonjour Adrien Petit ! Tout d’abord, quel est votre planning de course chez Cofidis pour qui vous courrez dès fin août ?
Je vais commencer sur le Tour du Poitou-Charentes, je vais enchaîner avec la Classic de l’Indre puis les GP d’Isbergues et de Fourmies, Paris – Bourges et enfin une course en Belgique un mercredi.
Quelles sont vos motivations et vos ambitions ?
J’espère pouvoir faire le boulot que Cofidis souhaite que je fasse et pourquoi pas montrer ma pointe de vitesse sur une arrivée au sprint et ainsi montrer que j’ai ma place dans les rangs professionnels pour l’année prochaine.
Avez-vous déjà un contrat assuré chez Cofidis par exemple ou votre stage sera-t’il déterminant ?
Eh bien c’est à moi de faire mes preuves, il n’y a rien de sûr, je suis juste stagiaire. J’en saurai plus après mon stage début octobre; on m’annoncera alors si j’ai réussi à concrétiser.
Et dans ce Tour Alsace, quels sont vos objectifs ?
Je suis venu ici pour progresser dans les bosses comme je ne suis pas un super grimpeur. On va essayer d’accompagner les meilleurs le plus longtemps possible et tout simplement faire des kilomètres.
Et cette épreuve pourrait-elle vous permettre de décrocher ce fameux contrat professionnel ?
Je ne pense pas, m’est avis que j’ai suffisamment fait mes preuves depuis le début de saison. Après c’est sûr qu’une étape est toujours bonne à prendre comme samedi où ça risque d’arriver au sprint (ndlr : ce qui n’aura pas été le cas, les échappés conservant quelques maigres secondes au terme d’une course-poursuite épique) mais je pense que si je veux faire mes preuves ce n’est pas sur ce type de course, ce sera trop difficile pour moi.
Vous sentez-vous bien à Nogent qui semble être un bon club formateur ?
Oui, c’est une super équipe. On voit que tous les ans des coureurs passent professionnels en provenance de Nogent. C’est sûr que ça donne une motivation supplémentaire, sans oublier l’encadrement avec Pascal Carlot et Charlie Leconte qui savent nous comprendre et fixer des objectifs, c’est vraiment top.
Pour finir, est-ce que continuer avec un rôle de sprinter fait parti de vos objectifs où cela est secondaire ?
Non, je pense que chez les pros je serais de toute manière avant tout un coéquipier. Avant d’avoir un rôle de sprinter il faudra faire ses preuves et je pense qu’il y a des mecs beaucoup plus confirmés que moi dans les équipes professionnelles : à moi de faire le boulot et montrer ma pointe de vitesse dès que j’en aurai l’occasion.
Propos recueillis par Antoine Mattern le 28.07.2010 à Colmar (Tour Alsace).

